Saint-Dizier Aéro Rétro - 34 Rue Godard Brulliard - 52100 Saint-Dizier

Les avions

En état de vol :

Le Morane-Saulnier MS-317 Un Morane-Saulnier MS-317
Construit en 1935, ce monoplan à aile dite " parasol " caractéristique de l'époque fut construit sous l'appellation de Morane-Saulnier MS-315. Il était alors équipé d'un moteur rotatif Salmson de 135 chevaux, et servait dans l'Armée de l'Air à la formation des pilotes de chasse.
La cinquantaine d'exemplaires ayant survécu à la 2° guerre mondiale, fut reconvertie dans les années 60 en remorqueur de planeurs, sous la dénomination MS-317.

Notre avion, arrivé en MS-315 en 1960, fut converti en MS-317 en 1962. Comme les autres MS-317, l'avion a été équipé d'un moteur à sept cylindres en étoiles Continental de 225 chevaux, des roues avec pneus et freins ont remplacé les roues pleines, et une roulette de queue orientable a remplacé la béquille caractéristique des avions d'avant-guerre.
Ce type d'avion devient rare, avec une dizaine d'exemplaires recensés volant encore dans le monde, et quelques exemplaires en cours de réfection.

Le Boeing Stearman PT-17 Un Boeing Stearman PT-17
Construit en 1941, cet avion a servi dans l'US Air Force à la formation des pilotes de chasse. Après guerre, il poursuivit sa carrière d'avion d'instruction, avant d'entamer une seconde carrière en tant qu'avion d'épandage agricole. Biplan très photogénique, cet avion biplace est équipé d'un moteur en étoile Pratt & Whitney de 450 chevaux. Il a quitté la collection de l'Amicale Jean-Baptiste Salis pour Saint-Dizier en 2003. C'est l'avion le plus puissant jamais mis en oeuvre au sein de l'Aéro-club de Saint-Dizier.


Un Piper J3 Cub

Le Piper J3 Cub Construit durant la 2nde Guerre Mondiale, cet avion servit dans l'US Army, et participa au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Ce biplace à aile haute, équipé d'un moteur Continental de 65 chevaux, était avant tout un avion d'observation des mouvements des troupes allemandes, ainsi que de réglage des tirs d'artillerie. Notre Piper J-3 fut d'ailleurs abattu par les Allemands en 1944 dans la région de Sarreguemines.
Il sert actuellement à la promenade aérienne, et est parfois utilisé pour des vols de photographie de certains sites, grâce à la possibilité qu'il offre de voler fenêtre ouverte.


Le Boeing Stearman PT-17, un Zlin 526 en visite et en exposition statique le Mirage IV P

En exposition statique :

Le Mirage IV p n°61 CH et le Max-Holst MH-1521 Broussard Un Max-Holst MH-1521 " Broussard "
Avion de reconnaissance et de liaison des années 60, il servit en particulier durant le conflit algérien aux missions de reconnaissance.
L'avion hébergé sur le terrain de Saint-Dizier, a été construit chez Reims Aviation, et fut longtemps mis en oeuvre sur la base aérienne de Bordeaux. Après avoir été utilisé sur le terrain de Troyes-Prunay, abritant un détachement de radars, et avoir séjourné huit ans dehors sur une stèle, il a été remis en état par les mécaniciens de la base aérienne 113, il porte les couleurs de la section aérienne de liaison de la base aérienne de Bordeaux.

Le Mirage IV P n°61 CH
Le Mirage IV P n°61 CH exposé à la BA 113 en 2006 Au milieu des années 1950, lorsque la France devint une puissance nucléaire, elle décida de se doter d’un appareil conçu pour porter l’arme atomique, matérialisant ainsi le principe de la dissuasion. Le Mirage IV fut donc créé pour remplir cette mission. C’était un chasseur-bombardier de grandes dimensions, inspiré du Mirage III. L’un des prototypes battit le record du monde de vitesse sur 1000 km le 15 septembre 1960, établissant une vitesse moyenne de 1820 km/h. Entre 1963 et 1966, 62 exemplaires du Mirage IV furent construits, constituant ainsi 9 escadrons nucléaires ayant chacun en permanence au moins un appareil capable de prendre l’air instantanément.
Les ailes delta nécessitant une longue distance de décollage, des moteurs-fusées pouvaient être fixés sous les ailes. Le Mirage IV A était équipé d’une avionique sophistiquée et pouvait emporter une bombe nucléaire à chute libre AN22 de 60 kilotonnes. A la fin des années 1970, certains appareils ont été convertis en Mirage IV R pour la reconnaissance stratégique. Dans les années 1980 a été créée la version P (Pénétration) pouvant être armée d’un missile nucléaire ASMP. Puis, la mission de dissuasion nucléaire a été confiée au Mirage 2000 N dans les années 1990. Les derniers Mirage IV P seront retirés du service en 2005, certains approchant les 7000 heures de vol.
Venant de la base de Mont-de-Marsan de l’escadron de reconnaissance stratégique ERS 1/91 Gascogne, le Mirage IV P n°61 CH a effectué son dernier atterrissage à la Base Aérienne Saint-Exupéry le 30 juin 2005, il est le dernier à avoir volé au monde, il s’est posé 3 mn plus tard que le Mirage IV P n°62 CI, parti en vol conjoint, qui s’est dirigé vers le Bourget pour être exposé au Musée de L’Air et de l’Espace.

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Le Morane Saulnier MS-317et le Boeing Stearman PT-17 exposé à la BA 113 en 2006


Un Mirage III R en cours de rénovation
Pur produit de la maison Dassault, le Mirage III fut un grand succès, avec plus de 1.500 avions vendus.
Le Mirage IIIR n° 318, avion de reconnaissance des années 70, à la silhouette caractéristique en delta, fut mis en oeuvre au sein de la 33ème Escadre de Reconnaissance, alors basée sur la base aérienne de Strasbourg-Entzheim, aujourd'hui fermée. Il fut ensuite affecté au Centre d'Essais en Vol, avant de servir d'équipement d'entraînement aux mécaniciens de la base aérienne 113.